Automne 2016

Bonjour,

Le GAEC Apilupy a vu le jour en février 2013. Il est né de la constatation qu’une production de miel avec 250 ruches vendue au détail était trop limite pour en vivre.
Mon idée était donc d’adjoindre à cette production de miel, une production de gelée royale. Mais, seul, je ne me voyais pas assumer ces deux productions de front. En suggérant à Pierre-Yves une association avec création d’un atelier de production de gelée royale et une augmentation du cheptel de 300 ruches, il apparaissait possible de faire vivre le projet. Pierre-Yves s’est lancé…

et le GAEC Apilupy a vu le jour en février 2013…

La production de gelée royale est technique. Elle s’appuie sur la sensation d’orphelinage de la colonie d’abeilles, ce qui provoque la sécrétion d’une gelée enrichie par les abeilles nourricières pour alimenter les larves qui, potentiellement deviendraient reine. Le rythme de cet atelier vient s’imposer au rythme global de l’exploitation apicole. Ainsi, les opérations liées à la production de miel telles que les poses de hausses, les transhumances, les récoltes, les extractions de miel, la production d’essaim, etc… viennent s’articuler autour des 4 demi-journées par semaine que l’on consacre de manière cadencée à la production de gelée royale. Nous mettons en route cet atelier autour du 15 mai de chaque année, après la première grosse production de miel de printemps. Et l’atelier se termine autour du 10 août. Ceci correspond à environ 25 levées (ou plus explicitement, 25 interventions sur les ruches pour en extraire la gelée). Nous mettons en place 20 ruches consacrées à la gelée. Sachant qu’une ruche produit en moyenne 700-800 grammes sur la saison, notre objectif est d’atteindre 15 kg de gelée sur une année. Ceci reste tributaire du choix des colonies (aspect génétique : il y a des colonies qui sont plus enclines que d’autres à sécréter de la gelée) et du temps qu’il fait…

Le printemps est donc une période cruciale pour l’apiculteur…

Concernant les bienfaits de ce produit, je vous encourage à demander à nos responsables magasins les petits fascicules qui vous expliqueront par le détail ce que l’on peut attendre d’une cure de gelée royale.

Apicolement vôtre.

Ludovic FAUVEL pour le GAEC Apilupy.

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Été 2016

La fête du lait, millésime 2016

un dimanche matin pas comme les autres….

d’abord il a fallut se lever, s’habiller et pas de petit déjeuner car … « Surprise ! » ont dit papa et maman.

Ma petite sœur Jeanne avait mis ses bottes mais elle s’est endormie en allant à la ferme. Quand elle s’est réveillée, on était au milieu des vaches ! On a vu la traite, les vaches qui attendent pour donner leur lait en mâchant tout le temps un gros chewing-gum. Après on a donné du lait aux petits veaux qui étaient tout excités parce qu’ils avaient faim.

Nous aussi on avait faim, heureusement maman l’a bien vu alors on est allé dans l’étable des vaches où il y avait plein de tables avec du lait, du chocolat, des céréales, du pain, du beurre…. Miamm !!

Papa nous a même dit « ce serait bien que vous mangiez comme ça tous les matins les enfants…. ».

Après, l’âne Zébulon nous a emmené sur son dos faire un tour dans les champs de coquelicots et on a plongé dans la piscine de paille. Jeanne a fait un bouquet pour maman et moi j’avais de la paille dans la culotte. On a gardé les bol « fête du lait bio » comme ça on fera toujours des bon petit dèj’. Et l’année prochaine, c’est moi qui trait les vaches…

Matthieu, 9 ans

Fil des Saisons été 2016 en pdf

Hiver 2016

Brin d’herbe, un choix pour la planète !

Si l’on vous dit « émissions de gaz à effet de serre », GES, que répondez-vous ? Probablement combustion du pétrole, pots d’échappement, usines et autres traînées de kérosène laissées par les avions. Pourtant un autre secteur économique, composé d’animaux ruminant paisiblement et de cultures champêtres, contribue lourdement au réchauffement climatique : l’agriculture.

Deux gaz en sont la cause. D’une part le méthane, 28 fois plus réchauffant que le gaz carbonique (CO2) provient des fermentations entériques (qui ont lieu dans les intestins) des bovins, des déjections animales et des rizières. Le protoxyde d’azote d’autre part, au pouvoir réchauffant 310 fois plus fort que le CO2, émane des terres agricoles lorsque l’aération des sols est imparfaite ce qui entraîne une anaérobie et donc une perturbation du cycle de l’azote. L’industrie des produits chimiques (pesticides et ammonitrates) est également une source de pollution gigantesque. La France, qui est le premier pays producteur de bovins en Europe et le septième consommateur d’engrais minéraux dans le monde, contribue donc de manière importante au réchauffement climatique.

L’agriculture et le climat sont intimement liés l’un à l’autre. D’un côté l’agriculture est menacée par le changement climatique : l’augmentation des températures, de la fréquence et de l’intensité des périodes de sécheresse, mais aussi des pluies extrêmes et de l’érosion, met dans le monde entier la production alimentaire en difficulté. Et de l’autre côté l’agriculture contribue au changement climatique en pesant pour 24% des émissions mondiales de GES.

Alors comment peut-on agir pour réduire les émissions de GES et ne pas dépasser l’objectif de +2°C fixé par la COP 21 à l’horizon 2100?

En tant que paysans nous avons le devoir et la responsabilité d’améliorer nos pratiques pour que nos activités respectent au mieux les équilibres de la planète. C’est sur ce chemin que Brin d’herbe s’est engagé depuis près de 25 ans :

  • en favorisant le stockage du carbone dans les sols et dans les forêts (lutter contre la déforestation, promouvoir la haie et un bocage dense, encourager les systèmes herbagers car les prairies sont des puits de carbone)
  • en produisant de la biomasse (bois déchiqueté) pour des énergies renouvelables, des biomatériaux (chanvre, lin,…)
  • en développant des techniques culturales qui favorisent la vie microbienne du sol et la production d’humus source de fertilité,
  • en accordant davantage de place dans notre assolement aux engrais verts et aux légumineuses qui fixent l’azote de l’air
  • en préservant la biodiversité et la faune auxiliaire
  • en limitant, voire supprimant pour ceux d’entre nous qui sont en agriculture biologique, l’usage des produits chimiques (pesticides et ammonitrates)

Choisir Brin d’herbe c’est donc s’engager au quotidien dans cette démarche pour le climat en privilégiant les produits de saison, locaux et biologiques.

Gwénaël FLOCH

Automne 2015

Dernière nouvelles du nouveau magasin de Chantepie….

Dans cet édito, nous tenons à vous préciser les dernières évolutions en cours concernant le projet de déménagement de notre magasin de Chantepie. En effet, çà avance…..

Courant mai, une réunion réunissant une trentaine de personnes, clients de Brin d’Herbe, a été organisée sur ce sujet. Plusieurs producteurs présents lors de cette soirée sont revenus sur l’avancement du projet de construction du nouveau magasin à Chantepie. En voici, un résumé :

Un magasin dont l’emplacement et les plans se précise…

Un choix de terrain a été acté dans une nouvelle zone d’activité de la commune, route de Chateaugiron. Nous avons décidé d’être accompagné dans la maitrise d’œuvre du projet par une entreprise se nommant Bâtir France. Leur rôle est de nous proposer les plans d’un magasin qui garantissent l’état d’esprit de Brin d’Herbe. Un accent particulier sera fait sur le choix architectural et la qualité écologique des matériaux de construction. Une nouveauté par rapport à notre fonctionnement actuel sera la création d’un atelier de découpe en lien avec le magasin. Des bouchers seront embauchés afin de vous offrir un meilleur service et un rayon viande plus diversifié à la semaine. L’objectif est de finaliser la construction début 2017.

Un lieu d’échange

Nous réfléchissons, également, à l’aménagement d’un lieu à l’entrée du magasin ou vous pourrez à partir de vos courses vous restaurer. Ce lieu servira également de lieu d’animation et d’information. Par exemple, nous imaginons faire régulièrement des ateliers cuisines en lien avec des professionnels. Nous sommes à l’écoute de vos remarques et idées concernant cet espace que l’on souhaite avant tout comme un lieu réel d’échange.

Brin d'herbe

Un appel à épargne solidaire ….

Nous avons également fait le choix de faire un appel à épargne solidaire. En effet, l’achat du terrain et la construction du bâtiment implique des investissements. Une SAS doit être crée, cet été, lors d’une assemblée général constitutive. Notre groupe de producteur a décidé de donner la possibilité à qui le souhaite de constituer une épargne solidaire autour du projet. L’objectif au-delà de limiter l’emprunt bancaire est de vous donner la possibilité de soutenir le développement de ferme à taille humaine, proche de chez vous et qui ont fait le choix de vous offrir depuis des années des produits de qualité respectueux de l’environnement. Pour les personnes qui apporteront un soutien financier par l’épargne, des contreparties seront reversées. Un autre aspect de cet appel est qu’il permet de garantir le lien entre les producteurs et vous clients de Brin d’Herbe. La participation à la création du nouveau magasin implique aux producteurs de Brin d’herbe de vous tenir annuellement informer des orientations prises concernant le développement du magasin. Mi-juin, nous atteignons déjà la somme de 50 000 € en promesse d’épargne citoyenne !

Tout cela peut paraitre un peu compliqué ou bien à préciser. Alors il ne faut pas hésiter à nous demander des compléments d’informations lors de votre venue à Brin d’Herbe. Pour les personnes souhaitant participer à l’épargne solidaire, demander les documents disponibles dans nos magasins.

Voilà, comme vous le constater nous avançons sereinement dans le projet de nouveau magasin. Cela implique au sein du groupe un investissement en temps et en réflexion important. Nous sommes tous très stimulé par cette nouvelle aventure et espérons que nombre d’entre vous viendront s’associer à ce beau projet. Nous vous remercions d’ores et déjà pour l’intérêt que vous portez à notre groupe de paysans ainsi qu’à ses projets…

FIL-DES-SAISONS-automne-2015